Tous les textes non signés sont de Robert Deschênes

Les tableaux sont à vendre en dollars canadien.

Ils sont tous réalisés en acrylique sur toile.

Leur prix varient selon leur dimension et la majorité sont disponible.






Le souffle, le cri, le mot, la phrase et le discours se succèdent pour faire naître l'humain. Mais de l'image, du trait, de la tache, de l'ombre et de la lumière que peut-on dire? Ils sont la subtile confession du sentiment tracé sur les murs pour garder l'empreinte de la vie qui s'apparente beaucoup plus au silence de l'être qu'à la parole. En parler me semble toujours impossible. Mes tableaux ne cherchent rien d'autre à dire que ce qui existe sans mot. Je réalise un tableau pour saisir une vision qui s’impose. L’image surgit du geste, pas de la pensée. Je n’ai aucune intention pour l’oeuvre. Je n’essaie pas de me réaliser par elle. Faisant vibrer mes sens dans la plus pure conscience de chaque geste, aucune autre dimension que celle qui resurgira ne sera conforme à cette réalité intérieure. Même si je suis présent à ma façon de tenir mes brosses, à ma posture physique, aux idées qui passent, du premier trait jusqu’à la signature, le tableau se fait malgré moi. Seul le tableau qui se fait lui-même respecte cette intégrité visionnaire. C’est alors que l’homme libre en moi sourit de cet instant. Je ne cherche pas la figuration, ni l’abstraction. ni le dépouillement, ni la surcharge, ni à impressionner ou à déplaire. Je fais simplement ce qui ne peut pas ne pas être fait. 
Questionnant l’origine de l’homme, mes tableaux proposent une visualitée de ses attaches à lui-même et suggèrent l’âme, l’être profond, l’inconscient ou encore l’intériorité. La métaphore fait partie intégrante de la pensée secrète qui les compose. D'une certaine manière, même si je ne cherche rien, inconsciemment je tente de saisir l’être dans son espace intérieur symbolique. Dans une sorte de laisser-aller contrôlé, l'ensemble suggère la sensibilité de l’être en transformation. 
Mes tableaux tendent à exister plutôt qu’à paraître. Pour chacun d’eux, j’investis la même spontanéité, la même fureur, la même passion que si je foulais pour la dernière fois le sol des vivants.